Randonner avec un âne de bât en Aveyron

- Le long du canal de la Garonne

Randonnée sur le chemin de halage du canal de la Garonne
du 3 au 10 juillet 2021

Nous avons préparé le parcours bien avant notre départ.

  • Un point de départ et d’arrivée avec une gare et un parking pour laisser nos véhicules le temps de la randonnée. Nous avons choisi Aiguillon comme point de départ et Moissac qui à un parking municipal longue durée au camping Bidounet comme point d’arrivée, 80 Km en 5 jours
  • Des chambres d’hôte près du canal, équipées handicapé, et qui aient un espace puouvant faire brouter les ânes. Cela fait beaucoup. Nous avons du faire l’impasse sur une chambre aménagée handicapé, Emmeline n’étant pas trop lourde et habituée à nos escapades, ce n’était pas trop dur.

Nous partons à 4, plus Mickey et Quésaco.
Le premier soir, nous arrivons à Aiguillon, au Clos Muneau, chambres d’hôtes. Nous dînons dans un petit restaurant à côté, et passons la nuit. Nous avions choisi, comme point de départ Aiguillon, car il y avait une gare, régulièrement desservie par les trains venant de Moissac.
Le lendemain, après le petit déjeuner, nous partons, à deux, pour aller déposer les véhicules au point d’arrivée à Moissac. Nous avions retenu des places dans le camping municipal du Bidounet. Nous rentrons le jour même à Aiguillon en train. Nous avons l’occasion de surplomber notre futur parcours. Golfech dresse sous nos yeux ses tours qui crachent leur vapeur ! Nous repassons la nuit au Clos Muneau.
Le matin, nous attelons les ânes, Mickey à l’escargoline et Quésaco avec un bardat sur le dos (fauteuil roulant d’Emmeline, table et chaises pour le casse-croûte de midi..., environ 40 kg). Les magasins étaient fermés à Aiguillon. Par une route à grande circulation, nous descendons jusqu’au canal, en amont de Damazan. Pour le pic-nic de midi. nous partons, Yolande et moi, pour Damazan, au pas de course. C’est un peu tard, il faut se dépêcher, et nous revenons avec de quoi manger.
Première journée tranquille avec la découverte du chemin de halage du canal latéral à la Garonne. C’est tout plat, juste quelques montées et descentes au passage des écluses, maintenant automatiques. Nous sommes sur un large chemin recouvert en dur, avec, la plupart du temps, des platanes ou d’autres essences qui poussent au bord opposé au canal…
Pic-nic à midi et après-midi tranquille. On se dit bonjour, parfois un peu plus, car notre équipage attire l’attention.
Le soir du 5 juillet, nous arrivons aux Tilleuls de la voie verte au lieu-dit "Maintenant" à Feugarolles. Nous y dînons le soir. Le lendemain, avant de partir, je vais faire les courses dans la ferme à côté.
Nous reprenons notre route. Il y a de magnifiques platanes (près d’un m. de diamètre). Journée sans histoires, nous nous arrêtons de temps en temps pour boire, et pour le pic-nic de midi.
Nous arrivons, après une journée tranquille, le 6 au soir à Sérignac, au Prince noir, très belle demeure, avec une cour intérieure, sur laquelle donnent les chambres de plein pied, très pratique pour Emmeline. Nous dînons sur place. Nous faisons les courses, à l’épicerie du village.
Le lendemain, 7 juillet, nouvelle journée de randonnée, 22 km (nous devons traverser Agen pour trouver un logement pour les ânes), souvent à l’ombre, mais, malgré tout avec quelques passages sur des petites routes. Nous traversons Agen, et sur le pont canal, assez long, Quésaco, stressé par la proximité de l’eau, serre un peu trop le parapet, perd son paquetage. Nous bloquons le pont pour quelques minutes. J’amène Mickey et Quésaco au bout du canal, où je les attache. Hervé et Yolande arrivent ensuite avec l’escargline et Emmeline. Et nous sommes bien contents d’aller boire un coup au bar qui est en-dessous. Nous repartons et le soir, nous arrivons à La poule à vélo, à Sauveterre St Denis, route de Thurac, qui se trouve être une ancienne maison d’éclusier. Chouette ! Ambiance très sympathique, dîner...
Le lendemain, 8 juillet, nouvelle randonnée tranquille pour arriver le soir, avec la même chance que la veille : un logement au bord du canal : Le jardin du contrôleur, écluse n°30, qui dépend de Valence d’Agen, tout aussi accueillant que la veille.
Nous reprenons la route pour aller jusqu’à Moissac, très jolie petite ville. Nous avions trouvé une chambre d’hôtes : L’ancien carmel, mais qui était perché sur les hauteurs. Le dernier accès était vraiment pentu. Soirée tranquille, dîner sous la galerie de la cour intérieure. Le lendemain, par sécurité, pour descendre cette pente, nous descendons les ânes, puis l’escargoline à la main.
Nous allons jusqu’au camping, c’est en dehors de Moissac et un peu loin. Nous récupérons les véhicules, buvons un café sur place, et reprenons la route. Nous nous arrêtons à Gaillac pour déjeuner et nous arrivons le soir chez nous.
Nous gardons très bon souvenir de cette randonnée de 80 km, plus relaxante que la traversée du plateau du Guilhomard. De vraies vacances !